Nutrition Matériel Sortie longue Bambesch
Test terrain · Sortie longue de préparation

31,7 km ce samedi matin dans la forêt du Bambesch, avec un seul objectif clair : tester ma nutrition, mon sac de trail avec flasques, et voir si je suis capable de tenir 6 min/km sur la durée. Résultat : 6 min 03/km de moyenne, deux nouvelles purées passées au crible, et quelques enseignements sur le matériel avant The Great Escape, mon objectif 200 km cette année.

Ce samedi en fin de matinée, direction la forêt du Bambesch, que je connais par cœur pour l’avoir arpentée sur les trails 1, 2 et 3 officiels. Mais cette fois, pas question de chercher à décortiquer le parcours : c’était une sortie longue type Endurance Fondamentale, pensée comme un vrai laboratoire d’entraînement avant les 200 km et 8000 m D+ de The Great Escape. Trois choses à valider : ma nutrition sur l’effort long, mon sac de trail avec les flasques, et ma capacité à rester stable autour de 6 min/km pendant plusieurs heures.

Fiche terrain — données réelles GPX / FIT
31,7 kmDistance
713 mD+
6:03/kmAllure moy.
3h11Temps de course
2081 kcalCalories
28°CTempérature moy.

Sur le papier, ça reste une sortie « tranquille » de 3h au soleil un samedi matin. Dans les faits, avec 713 m de D+ cumulés sur la boucle et une température moyenne de 28°C relevée par ma montre, l’organisme a quand même morflé — surtout que le lendemain, dimanche, je dois repartir pour 20 à 30 km supplémentaires, je sais pas encore, Hasper 1000km, je ferai un article dessus. Un vrai week-end choc, typique de ce qu’il faut encaisser pour préparer un 200 km.

Test n°1 : la nouvelle purée Näak Ultra pomme-fraise

Vers le 14ᵉ-15ᵉ kilomètre, petite pause à mi-parcours pour boire et manger. Au lieu d’une compote habituelle, je sors la nouveauté du moment : la purée Näak Ultra™ pomme-fraise, 200 calories, 25 g de glucides et 5 g de protéines végétales par portion de 90 g, avec du sodium pour compenser la transpiration.

Première impression : la texture est un peu moins fluide mais plus que les anciennes purées Näak. Côté goût, franchement, ça ne m’a pas emballé — je ne retrouve ni la fraise ni la pomme de façon marquée. En regardant la liste d’ingrédients après coup, je comprends pourquoi : la purée Näak Ultra pomme-fraise contient de la farine d’avoine hydrolysée et de l’isolat de protéine de pois et de colza, en plus des purées de fruits. C’est probablement ce mélange qui épaissit la texture et qui adoucit le goût des fruits.

Avis terrain, pas un avis scientifique : je ne suis ni diététicien ni coach, juste un traileur qui teste ce qu’il mange en course. Sur le plan nutritionnel, la formule fait le job — 25 g de glucides et 5 g de protéines pour 200 kcal, c’est cohérent avec ce qu’on attend d’un ravito longue distance. Sur le plan gustatif, en revanche, ce n’est pas ma préférée : chacun ses papilles, et ce que je n’aime pas peut très bien convenir à quelqu’un d’autre.

« C’est une nécessité de manger, je dois le faire, sinon je ne tiens pas la cadence et je risque de ne pas terminer. » — le genre de phrase qu’on se répète en boucle sur une sortie longue, même quand le goût du ravito ne suit pas.

Test n°2 : la purée OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme

À l’arrivée, les 31,7 km bouclés, je teste la dernière purée de mon sac : la purée OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme, 165 kcal, environ 22,5 g de glucides et 418 mg d’électrolytes (sodium, calcium, magnésium). Cette gamme Ultra a été développée avec François d’Haene, référence mondiale de l’ultra-trail, ce qui n’est pas anodin sur un produit pensé pour les efforts très longs.

Là, clairement, je préfère. La texture est plus liquide que celle des nouvelles purées Näak — les anciennes Näak que je connaissais étaient déjà bien compactes, mais celle-ci est vraiment fluide, donc plus facile à avaler quand l’estomac commence à fatiguer. Niveau goût, l’abricot ressort bien, c’est agréable en bouche, même si je ne saurais pas dire précisément ce qu’ils mettent dedans pour arriver à cette texture-là.

PuréeCaloriesGlucidesTexture ressentieGoût ressenti
Näak Ultra pomme-fraise200 kcal25 gCompacte, peu fluideFruits peu marqués
OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme165 kcal22,5 gSemi-liquide, facile à avalerAbricot bien présent

Ce n’était pas pour prendre plus de calories à ce stade — juste pour combler une partie de ce que j’avais perdu sur les 31,7 km, en glucides et en calories. D’ailleurs je l’ai bien senti pendant la sortie : malgré le test purée, je n’avais pas assez de glucides à bord, et j’étais franchement fatigué sur la fin, au point de marcher sur certaines côtes.

Allure et chaleur : ai-je tenu les 6 min/km ?

L’autre objectif de la sortie, c’était de rester stable autour de 6 minutes au kilomètre, sans forcer, pour commencer à me faire une idée de ce que je peux tenir sur la durée. Résultat sur les données GPS et FIT : 6 min 03/km de moyenne sur 31,7 km — l’objectif est globalement tenu, malgré une chaleur bien présente (28°C de moyenne relevés par la montre) et un vrai coup de chaud ressenti vers le 20ᵉ-22ᵉ kilomètre, qui m’a poussé à faire une pause fraîcheur au niveau de l’aire de jeux de la Spora avant de repartir.

SegmentAllure moyenne
Km 1 à 55:59/km
Km 6 à 105:51/km
Km 11 à 155:40/km
Km 16 à 206:06/km
Km 21 à 256:18/km
Km 26 à 31,76:20/km

La courbe est sans surprise : allure stable et même un peu rapide sur la première moitié, puis ralentissement progressif à partir du 16ᵉ kilomètre, quand la chaleur et le déficit en glucides commencent à se faire sentir. Rien d’alarmant pour une sortie d’entraînement — c’est justement le but de ce genre de sortie longue que de repérer ces baisses de régime avant qu’elles n’arrivent en course.

Petite astuce respiration qui aide par forte chaleur : inspirer par le nez et expirer par la bouche. Ça peut paraître anodin, mais sur un effort long et chaud, ça change vraiment la sensation d’essoufflement.

Test n°3 : le sac de trail et les flasques

Troisième objectif de la sortie, et pas le moindre : réhabituer le corps à courir avec un sac de trail chargé. Niveau sac en lui-même, il fait le job, nickel. Le souci vient plutôt des flasques : elles sont peut-être un peu trop grosses pour ce gilet, et j’ai eu un peu mal au niveau des côtes, à l’endroit où elles se logent. Manque d’entraînement avec le sac ? C’est possible — j’ai clairement perdu l’habitude de courir avec, et je pense que je dois retrouver ce rythme-là.

Ce genre de détail doit rentrer dans mon plan d’entraînement pour The Great Escape : courir régulièrement avec un sac chargé, même sans se servir du ravitaillement qu’il contient, pour habituer le corps au poids et à la position des flasques sur le buste. C’est exactement le genre d’ajustement qu’on ne découvre qu’en testant en conditions réelles, comme j’avais pu le faire lors de mes précédentes sorties enchaînées à Bambesch sur mon bloc de 100 km.

Côté matériel obligatoire, j’avais dans le sac : un k-way, un pantalon imperméable, une couverture de survie, et des petites LED à l’arrière du sac (que j’avais oublié de fixer cette fois). Il me manquait encore une boussole. Le téléphone, lui, était bien du voyage — obligatoire sur ce type de sortie.

Sur l’hydratation : le règlement de certaines courses demande deux flasques plus une réserve d’eau d’1 litre. Porter deux flasques de 550 ml et un litre d’eau supplémentaire dans le dos, ce n’est pas tenable niveau poids et confort. Ma solution : remplacer le litre de réserve par un sac de congélation d’un litre, plié, glissé dans le sac — bien plus léger et compact que le litre porté seul.

Je n’ai pas non plus rappelé en détail les types de sentiers ni le tracé précis de cette sortie — je les ai déjà décortiqués dans mes tests complets des trails 1, 2 et 3 de Bambesch. Ce week-end, l’objectif n’était pas de refaire ce travail-là mais de tenir 3h tranquilles au soleil un samedi, avant d’enchaîner sur une sortie similaire le dimanche pour continuer à construire le volume vers les 200 km.

Ce que je retiens pour la suite

  • Nutrition : je garde l’OVERSTIM’S abricot-pomme pour sa texture plus facile à avaler ; la nouvelle Näak pomme-fraise passe, mais son goût ne me convainc pas personnellement.
  • Glucides : il va falloir augmenter la fréquence de prise sur les sorties de cette durée, le déficit s’est fait sentir en fin de parcours.
  • Sac de trail : reprendre l’habitude de courir chargé plus régulièrement, pour que le corps s’adapte avant le jour J.
  • Allure : 6 min/km tenable sur 31,7 km même avec un ralentissement en fin de sortie lié à la chaleur — bonne base de travail pour la suite de la préparation.

Questions fréquentes

Combien de calories apporte la purée Näak Ultra pomme-fraise ?

La purée Näak Ultra pomme-fraise apporte 200 calories par portion de 90 g, avec environ 25 g de glucides (mélange de glucides simples et complexes) et 5 g de protéines végétales issues de pois et de colza.

Combien de calories apporte la purée OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme ?

La purée OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme apporte 165 kcal par gourde de 90 g, pour environ 22,5 g de glucides et 418 mg d’électrolytes (sodium, calcium, magnésium).

Quelle purée énergétique est la plus facile à avaler en course, Näak ou OVERSTIM’S ?

Sur ce test, la texture de l’OVERSTIM’S Ultra abricot-pomme est plus liquide et donc plus facile à avaler en plein effort, tandis que la nouvelle purée Näak pomme-fraise est plus compacte, avec un goût de fruit moins marqué à cause de la farine d’avoine hydrolysée et des protéines de pois qui l’épaississent.

Quelle allure faut-il viser sur une sortie longue de préparation à un ultra-trail ?

Il n’y a pas d’allure universelle : l’objectif d’une sortie longue est de rester stable sur une allure confortable et soutenable, souvent proche de l’allure d’endurance fondamentale. Sur cette sortie de 31,7 km, l’objectif personnel était de tenir autour de 6 min/km, avec une allure moyenne finale de 6 min 03/km malgré la chaleur.

Pourquoi s’entraîner avec un sac de trail et des flasques même sans en avoir besoin ?

Courir régulièrement avec un sac de trail chargé et des flasques permet au corps de s’habituer au poids, à la position des flasques sur le buste et au frottement du gilet, pour éviter les douleurs ou irritations le jour de la course, même si le ravitaillement n’est pas utilisé pendant l’entraînement.

Comment respirer efficacement en trail quand il fait très chaud ?

Une technique simple consiste à inspirer par le nez et à expirer par la bouche, en particulier lors des efforts par forte chaleur, pour mieux filtrer et humidifier l’air inspiré et limiter la sensation d’essoufflement.

Sources

Et vous, quelle est votre purée énergétique préférée ?

Vous avez testé la nouvelle Näak Ultra ou l’OVERSTIM’S abricot-pomme ? Vous avez aussi galéré avec des flasques trop grosses pour votre gilet ? Racontez-moi ça en commentaire — ou partagez cet article à un binôme d’entraînement qui prépare un ultra cet été.

Näak ou OVERSTIM’S ? Ton allure sur sortie longue ? Ton astuce contre la chaleur ?

↓ Les commentaires sont juste en dessous

Sébastien — Run Nature · Luxembourg
47 ans, ancien de la Marine nationale, coureur et traileur installé au Grand-Duché. 1h24 au semi, en préparation pour The Great Escape 200 km. Je teste ce que j’utilise vraiment — pas autrement. Mon parcours complet ici.

Bonne préparation — et à bientôt sur les sentiers.
SebRun Nature

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