Bambësch · Parking Rue de Kehlen, Kopstal · Luxembourg — 26 juin 2026 La Lalux Bis’Trail annulée. La K-Run aussi. Canicule sur le Luxembourg. Moi, j’avais justement préparé ces conditions — alors j’ai quand même chaussé. Trail 1 + Trail 2 Bambësch enchaînés, 21 km, 438 m D+, départ vers 8h00 du matin. Voilà ce que ça a donné.
Lalux Bis’Trail annulée — alors j’ai couru quand même
La canicule a eu raison de plusieurs courses ce week-end au Luxembourg. La Lalux Bis’Trail, la K-Run — annulées ou reportées. Ce qui est ironique dans mon cas, c’est que je m’étais précisément entraîné sous la chaleur ces dernières semaines, dans l’idée de me préparer à courir dans ces conditions. Et là, le jour où la course arrive, elle est reportée à la semaine prochaine.
Pas grave. Le plan d’entraînement, lui, ne s’annule pas. Il fait chaud ? C’est encore plus utile d’y aller. Les courses de juillet et août ne vont pas attendre que la météo soit idéale, et le Great Escape 200 km Ardennes non plus. Alors à 8h00 du matin à la fraiche, départ au parking du Bridel, Trail 1 puis Trail 2 Bambësch enchaînés, en version cool – EF.
Chaleur et forêt : le Bambësch, c’est un avantage par temps de canicule. Dehors, les thermomètres affichaient 27-28°C avec un ressenti à 29°C. Sous le couvert forestier, c’est une autre histoire — la canopée filtre une bonne partie de la chaleur solaire. Ça ne fait pas des 20°C non plus, mais c’est incomparablement mieux que courir en plein soleil sur bitume. Je n’ai pas vraiment souffert de la chaleur. Par contre, avec seulement 250 ml d’eau dans la flasque, c’était un peu juste sur 2h. Et petite précision : c’est la flasque souple GIO Run — un goodies sympa reçu lors du GIO Run Leudelange 2026. Fonctionnelle, légère — elle fait le job. J’aurais dû prendre plus — même si j’ai fini par ne pas tout boire.
L’itinéraire — Trail 1 puis Trail 2, comment ça s’enchaîne
Ce matin, comme souvent, j’ai combiné les deux trails pour construire un bloc de volume correct — environ 20 km en mode endurance fondamentale, autour de 6 min/km. Le Trail 1 Bambësch bleu VDL en premier, puis enchaînement sur le Trail 2 Bambësch rouge — mon test complet des deux parcours pour ceux qui veulent les détails de chaque circuit. L’allure cible, c’est celle que je veux tenir sur les 200 km — pas se cramer, pas s’économiser, juste tourner.
Les splits GPS km par km — ce que les données racontent
Voilà l’intégralité de la sortie, km par km. Le Km 1 affiche une allure farfelue — c’est le GPS qui se cale en début de sortie, pas moi qui marche à 16 min/km. À partir du Km 2, on est dans le vif.
| Km | Allure | Altitude | Note |
|---|---|---|---|
| 1 | 16’39 » | 334 m | Calibrage GPS + départ forêt |
| 2 | 6’17 » | 345 m | En rythme — Trail 1 |
| 3 | 5’57 » | 344 m | ★ Km le plus rapide |
| 4 | 8’24 » | 328 m | ↗ Montée Trail 1 |
| 5 | 7’17 » | 326 m | Terrain varié |
| 6 | 7’05 » | 287 m | Descente — alt. minimale |
| 7 | 5’50 » | 299 m | ★ Belle relance |
| 8 | 6’24 » | 346 m | Remontée douce |
| 9 | 5’46 » | 357 m | ★ Rythme EF optimal |
| 10 | 6’21 » | 327 m | Mi-sortie — toujours là |
| 11 | 6’13 » | 354 m | Transition → Trail 2 (Sieweburen) |
| 12 | 6’14 » | 364 m | Trail 2 — alt. haute |
| 13 | 7’40 » | 321 m | ↗ Section montante |
| 14 | 5’33 » | 319 m | ★ Km le plus rapide Trail 2 |
| 15 | 6’36 » | 338 m | Terrain forestier |
| 16 | 5’57 » | 297 m | Descente propre |
| 17 | 7’51 » | 294 m | ↗ Montée — plus lente |
| 18 | 6’40 » | 312 m | Bonne régularité |
| 19 | 6’43 » | 361 m | Entrée Schwaarzbuch — 2 km restants |
| Total | 6’02″/km | 275–378 m | 21,05 km · 2h06m53s · VAP 5’43″/km · 438 m D+ |
L’allure moyenne à 6’02″/km et la VAP à 5’43″/km, c’est exactement là où je veux être. C’est l’endurance fondamentale réelle sur ce type de terrain avec du dénivelé. Et la différence entre allure et VAP (Vitesse Active de Progression) dit quelque chose d’important : les pauses de ce matin, c’était pour prendre des photos — pas pour récupérer. Le corps, lui, n’a pas marqué l’arrêt. Les montées ralentissent mécaniquement, les descentes accélèrent. Ce qui compte, c’est l’effort ressenti, pas l’allure affichée. Ce matin, le RPE est resté entre 4 et 5 sur la quasi-totalité de la sortie — exactement la zone cible.
Pourquoi je reste à 6 min/km sur ces sorties
La question revient souvent. Pourquoi ne pas aller plus vite ? Pourquoi se brider à cette allure alors qu’on pourrait pousser un peu ?
La réponse est simple : parce que c’est l’allure que je veux tenir sur les 200 km du Great Escape Ardennes. Et pour tenir une allure sur 200 km avec 8 000 m de dénivelé, il faut que cette allure soit aussi naturelle que respirer. Pas qu’elle représente un effort. Pas qu’elle demande de la concentration. Elle doit être le mode par défaut — et 6 min/km sur terrain varié avec dénivelé, c’est exactement ça.
La règle que j’applique en ce moment : 80% des sorties en endurance fondamentale, RPE 3-5, conversation possible, allure confortable. 20% d’intensité sur les séances spécifiques. Ce matin, c’est clairement dans les 80%. Et le soir, une quinzaine de kilomètres sur le home trainer en récupération active — c’est le bloc journalier habituel en ce moment.
Ce matin, les descentes passaient bien. Pas de sensation de jambes qui lâchent, pas de quadriceps qui brûlent dans les passages techniques. Ce n’est pas un hasard — dans la semaine, j’enchaîne des séances de renforcement musculaire qui sont une nécessité si l’on veut tenir sur de longues distances. Surtout en descente, qui est mécaniquement bien plus agressive que la montée pour les tendons et les articulations.
Sur un ultra comme le Great Escape, c’est en descente que les genoux partent, que les chevilles fatiguent, que les cuisses refusent de freiner. Le renforcement, c’est l’investissement qui paie au kilomètre 120 — pas au kilomètre 5.
Nutrition ce matin — les compotes Decathlon à l’épreuve
Kit nutrition minimal ce matin, mais efficace. Ce matin j’avais aussi sur le dos mon t-shirt Postlaf Luxembourg 2026 — un souvenir de course que je porte à l’entraînement. Les courses qu’on a faites, ça fait partie du kit.
- 250 ml d’eau — flasque souple
- Suffisant pour 2h06 de course effective
- Couvert forestier = chaleur atténuée
- À faire : passer à 500 ml par sécurité
- 2 compotes Decathlon Energy Fruit Mix
- 1 à 45 min · 1 à 1h30
- 44g de glucides au total
- Aucune baisse d’énergie sur 19,5 km
Les compotes Decathlon Energy Fruit Mix ont confirmé ce que j’en attendais : digestion parfaite en plein effort, énergie stable, pas de pic glycémique. Le principe reste le même — ne pas attendre d’être en déficit pour manger. Deux compotes sur 2h06 de course effective, c’est dans le protocole. Résultat : jambes qui répondent jusqu’au Km 19, rentrée au parking (Rue de Kehlen, Kopstal) sans sensation de vide.
Le Bambësch selon les saisons — pourquoi on ne s’ennuie jamais
J’ai pratiqué ces trails à toutes les saisons, à différentes heures du jour. Et c’est l’une des choses que j’apprécie le plus ici : le même circuit ne se ressemble jamais vraiment.
- En hiver : sol dur, gelé parfois, très silencieux. La forêt sans feuilles change complètement les perspectives — on voit loin, la lumière est différente.
- Au printemps : humide, boueux par endroits, mais les sentiers reprennent vie. Le sol est plus souple sous les pieds — plus technique aussi.
- En été : sec, feuillage dense, couvert thermique naturel. Ce matin en est la preuve — canicule dehors, fraîcheur relative sous les arbres.
- En automne : les feuilles mortes, les couleurs, les odeurs de sous-bois. La saison la plus belle visuellement, mais les racines cachées sous les feuilles demandent de la vigilance.
Ces trails peuvent aussi se faire dans un sens ou dans l’autre — l’expérience est différente. Les montées deviennent des descentes, les repères s’inversent. Si tu ne connais pas encore le Bambësch, c’est une belle découverte quelle que soit la direction.
Questions fréquentes
Oui, sans problème. La transition se fait naturellement au niveau de l’hôtel-restaurant Sieweburen, rue des Sept-Fontaines. C’est le point de bascule entre les deux circuits. Comptez environ 19-20 km cumulés et 430-450 m D+ selon l’itinéraire exact. Une sortie bien dosée pour du volume en endurance fondamentale.
Oui, et c’est même l’un de ses atouts. Le couvert forestier filtre une partie significative de la chaleur solaire. Ce matin, canicule annoncée sur le Luxembourg, j’ai pas vraiment souffert en forêt. Ce n’est pas frais non plus — mais incomparablement mieux que courir sur bitume en plein soleil. Pensez juste à emporter suffisamment d’eau — 500 ml minimum sur 2h de sortie.
La Schwaarzbuch (littéralement « le bois noir » en luxembourgeois) est une section forestière dans la partie finale de la boucle. On y entre vers le km 19, et il reste environ 2 km de sentiers avant d’arriver au parking. C’est un bon repère mental en fin de sortie — quand tu entres dans la Schwaarzbuch, tu sais que tu es presque rentré.
Le fichier GPX de cette sortie (Trail 1 + Trail 2 Bambësch · 21,05 km · 438 m D+) est disponible via l’app trails Luxembourg qui regroupe les sentiers officiels du Grand-Duché avec téléchargement GPX direct. Voir le guide complet des trails Bambësch VDL pour tous les détails de chaque circuit.
Tu connais le Bambësch ? Partage ton expérience !
Tu as couru ces trails ? Dans un sens, dans l’autre, par d’autres conditions ? Tu as un repère ou une section que tu aimes particulièrement ? Laisse un commentaire ci-dessous — les retours d’autres coureurs luxembourgeois, c’est souvent ce qui donne les meilleures infos sur le terrain. Et si cet article peut aider quelqu’un à découvrir le Bambësch, n’hésite pas à le partager.
Bonne prépa — et à bientôt sur les sentiers.
Seb — Run Nature
Les sentiers ne s’arrêtent pas à la fin de l’article.
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Bonjour, jusqu’au début des années 2010 il y avait une course de 12kms organisée dans le Bambësch. Au début, direction sept-fontaines (départ Biergerkreis) puis par la suite changement de parcours direction Bridel ( départ Fraiheetsbam). Elle ne se fait plus pour je ne sais quelle raison.
Vus les orages qui ont éclatés vers 19h, l’annulation de la course à Bissen est totalement justifiée sans parler des températures.
Bonne suite de préparation.
Bonsoir Pascal, je vois que vous lisez régulièrement mes articles, et j’en suis vraiment touché. Un grand merci pour votre fidélité, votre lecture et vos commentaires !
Pour répondre à votre message, oui, il existait bien une course type trail dans le Bambësch. Pour être honnête, je ne l’ai jamais connue, mais j’ai eu l’occasion d’en discuter avec plusieurs coureurs qui y participaient. En revanche, concernant les raisons de son arrêt, je ne peux malheureusement pas vous répondre. Personne ne semble vraiment connaître l’explication, même parmi ceux qui la couraient.
Concernant Bissen, à l’origine, la course a été reportée à cause de la chaleur. Finalement, les orages et la grêle sont arrivés peu après, ce qui a confirmé que les organisateurs avaient pris la bonne décision.
Ce que je voulais surtout dire dans mon article, c’est que s’entraîner dans des conditions variées permet de mieux s’adapter le jour J, que ce soit la chaleur, le froid, la pluie ou même une course de nuit (je vais certainement en faire un article). Bien sûr, cela ne remplace jamais les décisions de sécurité lorsque les conditions deviennent réellement dangereuses.
Encore merci pour votre commentaire, et au plaisir de vous croiser un jour sur les sentiers du Luxembourg !