Récit · Gio Run Leudelange 2026 · 10,2km · 19 juin 2026

Course nocturne à Leudelange, départ 19h30, 30°C. 12e sur 428 au général en 40’36 sur le 10,2km — ma fille Toni qui a remporté le 5,5km en 23’15, un PR amélioré de 15 secondes. Entre les deux : une côte au km 7-8 qui m’a fait mal, un classement qui m’a presque fait croire qu’un octogénaire courait un 10km à 39 minutes, et une organisation au-dessus du lot.

La routine d’avant course — Pedro, l’échauffement, le nerf vague

On part de la maison vers 18h. Au passage, on récupère Pedro — si tu te reconnais dans cette phrase, laisse un petit commentaire en dessous. Direction Leudelange. Arrivée vers 18h30, récupération des dossards et des goodies — toujours soignés sur cette course.

Ensuite, mon train-train habituel : je me prépare, je mets mon dossard, mes chaussures, et je pars m’échauffer seul. J’aime faire ça en solo, à mon propre rythme — environ 30 minutes, presque 5km, avec quelques accélérations à la fin. Arrivé à un certain âge, on a vraiment intérêt à lancer la machine avant le départ : jambes, cœur, respiration.

Sur la ligne de départ, juste avant le top, je fais toujours le même rituel : respiration nerf vague — inspiration longue, expiration longue. Ça calme, ça recentre. Les deux courses, le 5,5km et le 10,2km, partent ensemble à 19h30.

Conditions du jour
30°C, course en soirée
Départ groupé 19h30
10,2km — 1ère participation
3 ravitos (2 annoncés)

Mon 10,2km — virages, côte au km 7, et les jambes qui répondent en descente

Je connaissais déjà cette course, mais toujours par le 5,5km que je courais avec ma fille les années précédentes. Cette fois, je me suis dit : il faut passer un cap. Premier 10,2km sur la Gio Run. Résultat : je ne connaissais vraiment qu’environ 50% du tracé, et je savais qu’une côte m’attendait entre le km 7 et le km 8.

Au départ, je me sentais plutôt bien — j’aurais sans doute pu attaquer un peu plus fort et gratter quelques secondes. Mon premier kilomètre est sorti à 3’47″/km, presque trop vite pour une première sur ce parcours inconnu. Mais comme je ne connaissais pas le tracé, j’ai préféré calmer le jeu plutôt que de m’exploser.

Le vrai sujet de cette course, ce n’est pas tant le dénivelé que le profil technique : des relances permanentes, des virages à angle droit, parfois en tête d’épingle. Il faut sans cesse repartir, relancer. Et puis vient la fameuse côte, km 7 à km 8 — environ 55m de dénivelé positif sur 1,5km d’après mon GPX. Là, j’ai souffert. Mon allure est tombée à 4’18″/km puis 4’44″/km, ma fréquence cardiaque grimpant à 165 bpm max sur ce passage.

Ce qui est bon, c’est ce qui vient après la côte. La descente. Et là, j’ai senti que j’avais encore les jambes pour attaquer.

Le km 9, en descente, je suis redescendu à 3’41″/km — mon kilomètre le plus rapide après le tout premier. Arrivé sur la ligne, j’étais fatigué, mais pas au bout de ma vie. J’aurais probablement pu tenir ce rythme plus longtemps. Le vrai frein de cette course, ce sont les relances permanentes dans les virages, plus que la côte elle-même, je pense.

Données FC & chrono — 10,2km
40’42
Temps montre
158
FC moyenne (bpm)
169
FC max (bpm)

FC minimale relevée à 77 bpm avant le départ. Cadence moyenne 94 spm, 3831 foulées sur la course, ~614 kcal. Chronométrage officiel : 40’36 — légère différence avec le timer montre, classique sur un départ groupé.

Mes splits km par km — FC à l’appui

KmAllureFC moy / maxCumul
13’47″/km139 / 150 bpm3:47
23’37″/km156 / 161 bpm7:24
33’53″/km162 / 164 bpm11:17
44’03″/km159 / 162 bpm15:20
53’55″/km158 / 161 bpm19:15
63’57″/km158 / 160 bpm23:12
74’18″/km160 / 163 bpm27:30
84’44″/km161 / 165 bpm32:14
93’41″/km160 / 164 bpm35:55
103’54″/km163 / 167 bpm39:49
11*3’38″/km168 / 169 bpm40:42

*Dernier segment partiel — 243m jusqu’à l’arrivée. Les lignes en orange marquent la côte km 7-8.

Le classement qui m’a fait sourire — le Jimmy Gresier du 3e âge

En consultant les résultats officiels, je termine 12e sur 428 coureurs au général en 40’36. Normalement, je devrais être 11e — sauf qu’un certain Guy Wengler, classé 9e en 39’45, apparaît dans la catégorie M60-99. À 80 ans, courir un 10,2km avec 130m D+ en 39 minutes, c’est tout simplement une prouesse hors normes. On suppose plutôt qu’un dossard a été repris par quelqu’un d’autre, ou une erreur de classement quelque part — mais l’idée même d’imaginer un octogénaire flashant ce chrono m’a bien fait rire sur le coup.

Le vrai exploit de la soirée
Toni Salomon — 1ère WU20, 5,5km en 23’15

Ma fille a couru le 5,5km — et l’a remporté haut la main dans sa catégorie, avec un nouveau record personnel amélioré de 15 secondes. L’année prochaine, je passe pacer pour qu’elle explose son record. C’est elle, la vraie star du week-end.

L’organisation — Gio Run, toujours au rendez-vous

Niveau ambiance, c’est très bon comme chaque année. Hyper bien organisé : remise des dossards, goodies toujours au top, consignes pour les sacs, gestion des tables, des tentes, des vestiaires. On sent que cette course est portée par une structure qui sait organiser et planifier, on c’est la compagnie Félix Giorgetti aussi — et je ne suis pas payé pour le dire. Côté douches, ils avaient loué un camion-douches énorme. Rien à redire, c’était parfait.

Côté ravitaillement, ils en avaient annoncé deux, il y en avait finalement trois sur le 10km. Avec 30°C en soirée, j’ai pour une fois pris un gobelet en course — chose que je ne fais pas souvent — parce que je commençais vraiment à monter en température. Ça s’est confirmé après l’arrivée : j’ai mis du temps à refroidir, je transpirais encore sous la douche froide.

Après la course, on est restés pour la remise des prix — Toni montait sur la première marche du 5,5km avec une belle enveloppe à la clé. Rester après l’arrivée, c’est aussi une question de respect envers les organisateurs qui se donnent du mal pour nous, et l’occasion de féliciter les vainqueurs de chaque catégorie. Bravo en particulier à Yonas Kindle, qui rafle une fois de plus la victoire en M45 sur une course qui n’a rien d’une formalité.

La course en chiffres
Distance : 10,2km (parcours principal)
Classement : 12e / 428 au général
Temps officiel : 40’36
Toni — 5,5km : 23’15, 1ère WU20
FC moyenne : 158 bpm
FC max : 169 bpm
Température : 30°C, course en soirée
Ravitos : 3 sur le 10km

Côté matériel

Toujours avec mes Kiprun KD900 LD+ orange pour cette course — la paire que j’utilise depuis un moment maintenant sur ce type de format. Decathlon vient de sortir la remplaçante, la Kiprun Kipstorm Elite, avec une forme un peu différente. Je n’ai pas encore testé la nouvelle version, donc rien à en dire pour l’instant — mais ce sera l’occasion d’un futur article comparatif.

Ce que je retiens de cette soirée

Une côte au km 7-8 qui pique, des virages qui cassent le rythme tout du long, mais des jambes qui répondaient encore en descente et à l’arrivée. Un classement qui m’a fait sourire avec un octogénaire fantôme en tête de catégorie M60-99. Et surtout, ma fille championne de son 5,5km avec un nouveau record personnel. Niveau barbecue d’après-course, l’organisation gérait très bien — perso je n’arrive toujours pas à manger une thüringer ou un burger après une course, mais visiblement ça fonctionne très bien pour tout le monde d’autre.

Les leçons de cette course
Reconnaître le parcours avant la côte km 7-8 aiderait à mieux la gérer
Premier kilomètre à 3’47 » : possibilité d’attaquer un peu plus dès le départ
Par 30°C, prendre un gobelet même sur un format court n’est pas du luxe
L’année prochaine : pacer pour Toni plutôt que courir mon propre 10km

Ce que je garde de cette soirée : un 12e/428 sur un parcours inconnu, une FC qui raconte exactement où la course a fait mal (la côte du km 7-8), et surtout ma fille championne de son format avec un nouveau record. Le genre de soirée running qu’on a envie de refaire l’an prochain, dossard contre dossard.


Questions fréquentes sur la Gio Run Leudelange

C’est quoi la Gio Run à Leudelange ?

La Gio Run est une course nocturne organisée à Leudelange par Giorgetti Friends asbl, en partenariat avec Spiridon Lëtzebuerg, sous le slogan « Unis par le sport, engagés pour la solidarité ». L’événement propose un 10,2km et un 5,5km, départ groupé en soirée, avec une organisation reconnue pour sa qualité — remise de dossards, douches, ambiance.

Quel est le parcours du 10km de la Gio Run ?

Le 10,2km de la Gio Run Leudelange comporte de nombreux virages à angle droit et tête d’épingle qui cassent le rythme, avec une montée notable entre le km 7 et le km 8 — environ 55m de dénivelé positif sur 1,5km d’après mes données GPX. La descente qui suit permet de relancer avant l’arrivée.

Quelle fréquence cardiaque pour courir un 10km en 40 minutes à 47 ans ?

Sur la Gio Run 2026, ma fréquence cardiaque moyenne sur 10,2km en 40’36 était de 158 bpm, avec un pic à 169 bpm dans le dernier kilomètre et un minimum à 77 bpm avant le départ. La FC est restée stable en zone seuil (158-163 bpm) sur l’essentiel du parcours, avec une hausse logique dans la côte du km 7-8.

Sébastien — Run Nature · Luxembourg
47 ans, M45, traileur luxembourgeois. Gio Run 2026 — 10,2km en 40’36, 12e/428. Et surtout, fier papa de Toni, 1ère WU20 sur le 5,5km. J’écris ce que je vis — sans filtre et avec les données pour le prouver. Mon parcours complet ici.

À bientôt sur les sentiers — et un petit commentaire si tu étais dans la voiture jusqu’à Leudelange.
SebRun Nature


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