Course nocturne à Leudelange, départ 19h30, 30°C. 12e sur 428 au général en 40’36 sur le 10,2km — ma fille Toni qui a remporté le 5,5km en 23’15, un PR amélioré de 15 secondes. Entre les deux : une côte au km 7-8 qui m’a fait mal, un classement qui m’a presque fait croire qu’un octogénaire courait un 10km à 39 minutes, et une organisation au-dessus du lot.
La routine d’avant course — Pedro, l’échauffement, le nerf vague
On part de la maison vers 18h. Au passage, on récupère Pedro — si tu te reconnais dans cette phrase, laisse un petit commentaire en dessous. Direction Leudelange. Arrivée vers 18h30, récupération des dossards et des goodies — toujours soignés sur cette course.
Ensuite, mon train-train habituel : je me prépare, je mets mon dossard, mes chaussures, et je pars m’échauffer seul. J’aime faire ça en solo, à mon propre rythme — environ 30 minutes, presque 5km, avec quelques accélérations à la fin. Arrivé à un certain âge, on a vraiment intérêt à lancer la machine avant le départ : jambes, cœur, respiration.
Sur la ligne de départ, juste avant le top, je fais toujours le même rituel : respiration nerf vague — inspiration longue, expiration longue. Ça calme, ça recentre. Les deux courses, le 5,5km et le 10,2km, partent ensemble à 19h30.
Mon 10,2km — virages, côte au km 7, et les jambes qui répondent en descente
Je connaissais déjà cette course, mais toujours par le 5,5km que je courais avec ma fille les années précédentes. Cette fois, je me suis dit : il faut passer un cap. Premier 10,2km sur la Gio Run. Résultat : je ne connaissais vraiment qu’environ 50% du tracé, et je savais qu’une côte m’attendait entre le km 7 et le km 8.
Au départ, je me sentais plutôt bien — j’aurais sans doute pu attaquer un peu plus fort et gratter quelques secondes. Mon premier kilomètre est sorti à 3’47″/km, presque trop vite pour une première sur ce parcours inconnu. Mais comme je ne connaissais pas le tracé, j’ai préféré calmer le jeu plutôt que de m’exploser.
Le vrai sujet de cette course, ce n’est pas tant le dénivelé que le profil technique : des relances permanentes, des virages à angle droit, parfois en tête d’épingle. Il faut sans cesse repartir, relancer. Et puis vient la fameuse côte, km 7 à km 8 — environ 55m de dénivelé positif sur 1,5km d’après mon GPX. Là, j’ai souffert. Mon allure est tombée à 4’18″/km puis 4’44″/km, ma fréquence cardiaque grimpant à 165 bpm max sur ce passage.
Le km 9, en descente, je suis redescendu à 3’41″/km — mon kilomètre le plus rapide après le tout premier. Arrivé sur la ligne, j’étais fatigué, mais pas au bout de ma vie. J’aurais probablement pu tenir ce rythme plus longtemps. Le vrai frein de cette course, ce sont les relances permanentes dans les virages, plus que la côte elle-même, je pense.
FC minimale relevée à 77 bpm avant le départ. Cadence moyenne 94 spm, 3831 foulées sur la course, ~614 kcal. Chronométrage officiel : 40’36 — légère différence avec le timer montre, classique sur un départ groupé.
Mes splits km par km — FC à l’appui
*Dernier segment partiel — 243m jusqu’à l’arrivée. Les lignes en orange marquent la côte km 7-8.
Le classement qui m’a fait sourire — le Jimmy Gresier du 3e âge
En consultant les résultats officiels, je termine 12e sur 428 coureurs au général en 40’36. Normalement, je devrais être 11e — sauf qu’un certain Guy Wengler, classé 9e en 39’45, apparaît dans la catégorie M60-99. À 80 ans, courir un 10,2km avec 130m D+ en 39 minutes, c’est tout simplement une prouesse hors normes. On suppose plutôt qu’un dossard a été repris par quelqu’un d’autre, ou une erreur de classement quelque part — mais l’idée même d’imaginer un octogénaire flashant ce chrono m’a bien fait rire sur le coup.
Ma fille a couru le 5,5km — et l’a remporté haut la main dans sa catégorie, avec un nouveau record personnel amélioré de 15 secondes. L’année prochaine, je passe pacer pour qu’elle explose son record. C’est elle, la vraie star du week-end.
L’organisation — Gio Run, toujours au rendez-vous
Niveau ambiance, c’est très bon comme chaque année. Hyper bien organisé : remise des dossards, goodies toujours au top, consignes pour les sacs, gestion des tables, des tentes, des vestiaires. On sent que cette course est portée par une structure qui sait organiser et planifier, on c’est la compagnie Félix Giorgetti aussi — et je ne suis pas payé pour le dire. Côté douches, ils avaient loué un camion-douches énorme. Rien à redire, c’était parfait.
Côté ravitaillement, ils en avaient annoncé deux, il y en avait finalement trois sur le 10km. Avec 30°C en soirée, j’ai pour une fois pris un gobelet en course — chose que je ne fais pas souvent — parce que je commençais vraiment à monter en température. Ça s’est confirmé après l’arrivée : j’ai mis du temps à refroidir, je transpirais encore sous la douche froide.
Après la course, on est restés pour la remise des prix — Toni montait sur la première marche du 5,5km avec une belle enveloppe à la clé. Rester après l’arrivée, c’est aussi une question de respect envers les organisateurs qui se donnent du mal pour nous, et l’occasion de féliciter les vainqueurs de chaque catégorie. Bravo en particulier à Yonas Kindle, qui rafle une fois de plus la victoire en M45 sur une course qui n’a rien d’une formalité.
Côté matériel
Toujours avec mes Kiprun KD900 LD+ orange pour cette course — la paire que j’utilise depuis un moment maintenant sur ce type de format. Decathlon vient de sortir la remplaçante, la Kiprun Kipstorm Elite, avec une forme un peu différente. Je n’ai pas encore testé la nouvelle version, donc rien à en dire pour l’instant — mais ce sera l’occasion d’un futur article comparatif.
Ce que je retiens de cette soirée
Une côte au km 7-8 qui pique, des virages qui cassent le rythme tout du long, mais des jambes qui répondaient encore en descente et à l’arrivée. Un classement qui m’a fait sourire avec un octogénaire fantôme en tête de catégorie M60-99. Et surtout, ma fille championne de son 5,5km avec un nouveau record personnel. Niveau barbecue d’après-course, l’organisation gérait très bien — perso je n’arrive toujours pas à manger une thüringer ou un burger après une course, mais visiblement ça fonctionne très bien pour tout le monde d’autre.
Ce que je garde de cette soirée : un 12e/428 sur un parcours inconnu, une FC qui raconte exactement où la course a fait mal (la côte du km 7-8), et surtout ma fille championne de son format avec un nouveau record. Le genre de soirée running qu’on a envie de refaire l’an prochain, dossard contre dossard.
Questions fréquentes sur la Gio Run Leudelange
La Gio Run est une course nocturne organisée à Leudelange par Giorgetti Friends asbl, en partenariat avec Spiridon Lëtzebuerg, sous le slogan « Unis par le sport, engagés pour la solidarité ». L’événement propose un 10,2km et un 5,5km, départ groupé en soirée, avec une organisation reconnue pour sa qualité — remise de dossards, douches, ambiance.
Le 10,2km de la Gio Run Leudelange comporte de nombreux virages à angle droit et tête d’épingle qui cassent le rythme, avec une montée notable entre le km 7 et le km 8 — environ 55m de dénivelé positif sur 1,5km d’après mes données GPX. La descente qui suit permet de relancer avant l’arrivée.
Sur la Gio Run 2026, ma fréquence cardiaque moyenne sur 10,2km en 40’36 était de 158 bpm, avec un pic à 169 bpm dans le dernier kilomètre et un minimum à 77 bpm avant le départ. La FC est restée stable en zone seuil (158-163 bpm) sur l’essentiel du parcours, avec une hausse logique dans la côte du km 7-8.
À bientôt sur les sentiers — et un petit commentaire si tu étais dans la voiture jusqu’à Leudelange.
Seb — Run Nature
Les sentiers ne s’arrêtent pas à la fin de l’article.
Trail Luxembourg · Great Escape 200km · Nutrition naturelle · Analyses GPX
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Encore félicitations ! À toi et ta fille. Merci pour ce récit bien détaillé de manière simple.
Depuis vendredi soir j’ai donc découvert ton site, télécharger le pdf sur la moringa que je trouve très interessant. En tant que vegan mais surtout femme avec une chute de fer cyclique, j’ai été fascinée par cette découverte. Ma curiosité et mon goût pour la découverte m’ont fait en acheter pour tester. Bio et en faisant attention à la provenance et autre recommandation 😉
À bientôt sur une course et au plaisir de suivre tes aventures.
Hello Anastasia, merci beaucoup pour ton commentaire, et je transmettrai tes félicitations à ma fille.
En tout cas, c’est super que tu aies découvert mon blog et téléchargé le PDF sur le moringa. Tu verras, il y a beaucoup de bienfaits méconnus. Je l’utilise personnellement depuis de nombreuses années et je ne peux que le recommander. Si tu as des questions n’hésite pas.
Cela dit, ça me fait vraiment plaisir que tu sois passée par ici et que tu aies pris le temps d’écrire un commentaire aussi sympa.
Effectivement, les prochaines courses arrivent vite, à commencer par laLux Bistrail. Pour moi, ce sera un petit 22 km, je ferai comme d’habitude un petit résumé de la course. J’adore ça
Et puis, il y a encore plein de sujets intéressants à venir sur le blog. Spoiler : je suis justement en train de terminer un article sur la respiration. J’y parle d’une méthode utilisée en plongée « pendant mes annees de plongeur dans l’armée » que je transpose au trail. Tu me diras ce que tu en penses si le sujet t’intéresse.
À très vite sur les routes et au plaisir de se revoir sur une prochaine course !