
Diekirch, Luxembourg — 30 mai 2026
Weekend choc « Marche de l’armée » : 2 × 40 km pour préparer les 200 km de The Great Escape. Voici le récit du Jour 1 — avec ma fille, une soldate américaine aux 21 kg sur le dos, et une question qui agite les rangs : a-t-on le droit de courir ?
La veille : le conseil qui change tout
Si vous prévoyez la Marche de l’armée, retenez ça : allez récupérer votre bracelet le vendredi. Les guichets ouvrent le samedi matin à 6h45 — mais il y a une queue impressionnante dès les premières minutes. On l’a vu de nos propres yeux en arrivant à 6h40 : déjà blindé de monde.
Conseil pratique : inscrivez-vous en ligne et récupérez vos bracelets le vendredi en fin de journée. Pas de stress, pas de file, départ serein le samedi matin. Simple mais efficace.
Une ambiance vraiment unique
Ce qui frappe dès le départ, c’est la diversité. La Marche de l’armée, c’est un rendez-vous militaire international au vrai sens du terme. Sur la ligne de départ et sur le parcours, on croise des soldats américains, belges, allemands, espagnols, hollandais, des pompiers, des polices militaires de plusieurs pays. C’est un événement qui dépasse largement le cadre local — et ça se ressent dans l’ambiance générale.
On a eu la chance de courir un bon moment avec une soldate américaine basée en Allemagne, qui portait un sac de 21 kg sur l’ensemble des 40 km. Chapeau bas — c’est ça aussi l’esprit de la marche.
Courir ou marcher ? La grande question du jour
Vers le kilomètre 10, une participante nous interpelle pour nous signaler que courir serait interdit, qu’on risquerait la disqualification. J’avoue, ça m’a intrigué. J’ai même cherché l’info sur le moment.
Et il avait raison. La réalité de cet événement, c’est qu’il n’y a pas de contrôle du temps ni de l’allure. Ce qui compte, c’est de passer aux bornes de scan avec son bracelet. Les participants qui courent sont minoritaires — et certains marcheurs regardent avec un peu de surprise — mais rien n’est interdit. Si vous voulez courir la Marche de l’armée, courez. Si vous voulez la moonwalker, faites-le. C’est l’esprit de l’événement.
On a donc repris notre allure de trail running, bien plus adaptée à notre profil et à nos objectifs du weekend.
Le parcours : beaucoup de bitume, mais sympa
Soyons honnêtes : le tracé du Jour 1 est majoritairement sur route goudronnée. Les paysages sont agréables — on traverse la campagne luxembourgeoise avec de jolis points de vue — mais ce n’est pas un trail technique. Pour quelqu’un qui court régulièrement en forêt, c’est clairement différent.
Les 923 m de dénivelé positif se font sur des sections progressives, rien d’abrupt. L’effort est constant, mais jamais extrême. C’est exactement l’objectif du weekend choc : accumuler du volume sur les jambes, pas maximiser la difficulté. C’est d’ailleurs ce que je détaille dans mon objectif The Great Escape 200 km.
Le moment un peu particulier, c’est quand les parcours 40 km et 20 km se rejoignent : afflux soudain de participants, les chemins se remplissent. Ça change l’ambiance, mais c’est très court.
L’arrivée et les stands de restauration
À l’arrivée, il y a quelques stands — saucisses, frites, l’incontournable de l’événement populaire luxembourgeois. Personnellement, après un effort long, ce type de nourriture ne passe pas bien. Je préfère rentrer et manger quelque chose de plus adapté — un sujet que je creuse avec mon calculateur de nutrition trail. Ce n’est pas une critique de l’organisation — c’est juste un point à anticiper si vous avez un estomac sensible après l’effort.
Les douches n’étaient pas évidentes à trouver. On a simplement décidé de rentrer à la maison — l’avantage d’être Luxembourgeois, on ne dort pas sous tente.
Chaussures : pas besoin de sortir l’artillerie lourde
J’avais mes Kiprun Kipsummit Max (le modèle noir/orange). Elles ont très bien fonctionné — mais honnêtement, avec autant de bitume, des chaussures trail haut de gamme ne sont pas indispensables. Des chaussures de route solides auraient parfaitement fait l’affaire. C’est à garder en tête si vous vous équipez pour l’event. J’ai détaillé toute ma rotation dans mes 4 paires de chaussures trail Kiprun.
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Questions fréquentes
Oui. Il n’y a pas d’interdiction officielle de courir. L’événement s’appelle marche, mais chacun fait à son rythme. À l’arrivée, seul le passage aux bornes de scan (bracelet) est vérifié — pas le temps, pas l’allure.
Fortement recommandé. Les guichets ouvrent le samedi matin à 6h45, mais les files sont impressionnantes dès l’ouverture. Récupérer son bracelet le vendredi fait gagner beaucoup de temps et de stress.
Le parcours long est d’environ 40 km avec près de 900 m de dénivelé positif, au départ et à l’arrivée de Diekirch. Le tracé 2026 Jour 1 mesurait exactement 41,18 km pour 923 m D+.
Merci d’avoir suivi ce récit ! Tu as participé à la Marche Internationale de Diekirch cette année ? En marchant, en courant, en solo ou en famille ? Partage ton expérience dans les commentaires — je lis tout et je réponds à chaque message.









Merci pour cet article. Cette année, j’ai également participé à la Marche de l’Armée, mais seulement sur le 20 km du samedi. Franchement, c’était une très belle expérience avec une super ambiance. De mon côté, je n’ai pas couru à cause de quelques soucis aux genoux, mais si j’avais pu le faire, je me serais certainement laissé tenter. En tout cas, réaliser deux fois 40 km, c’est vraiment une belle performance ! Et que dire de la médaille avec les deux canons, elle est vraiment réussie et fera un beau souvenir de cette édition. Bravo à vous ainsi qu’à votre fille pour ce défi relevé ensemble, et peut-être à l’année prochaine sur les chemins de Diekirch !
Tout d’abord, je tenais à vous remercier d’avoir pris le temps de lire l’article et d’écrire ce commentaire. Merci beaucoup, c’est vraiment très gratifiant pour moi.
Oui, cette Marche Internationale de Diekirch est vraiment superbe. C’était notre première participation, mais certainement pas la dernière !
N’hésitez pas à me faire signe la prochaine fois. Je porterai sûrement mon t-shirt Run-Nature.com, ce qui permettra peut-être de nous reconnaître plus facilement.
Encore merci pour votre commentaire, et peut-être à l’année prochaine !